Etude de cas

La communication, ce projet humain par excellence, cherche, depuis le début de l’Histoire, assouvir les besoins primaires et secondaires d’une communauté[1]. Elle vise aujourd’hui à créer des alliances entre les gouvernements pour la mise en scène de projets révolutionnaires comme la technologie et le capitalisme, entre autres formes de pouvoir. Tout de même, la communication, en temps que diffuseuse d’information « intelligente » ou projet journalistique, propose aux spectateurs ou lecteurs d’un journal, par exemple, une participation active qui puisse emmener au renforcement de l’opinion publique, notamment dans les pays démocratiques. Cette dernière idée de démocratie et égalité à travers la participation de l’individu, se voit très présente actuellement dans l’immense monde virtuel de la Web. Ce n’est pas une surprise que « le phénomène des blogs, [pour donner une idée], nous montre à quel point les internautes ont soif de prise de parole et de reconnaissance »[2], car on habite dans une ‘ère informatique’ qui introduit l’individu dans une sorte de sphère virtuelle où le seul moyen de s’en sortir -ou d’exister !- à mon avis, est celui de la participation et, apparemment, de l’acceptation à « se mettre en ligne ».  

 Comme il a été déjà mentionné, la Web présente une quantité énorme de possibilités de participation ; des journaux virtuels ont d’habitude un espace de critique et d’opinion ouvert aux internautes ; la création gratuite de blogs facilite l’expression personnelle et la mise en évidence de plusieurs points de vue signifiants, quoique cela soit tout à fait relatif à cause de ‘bloggeurs’ moins sérieux et manquant d’éthique ; les réseaux communautaires réunissent un nombre important de personnes qui ont des liens d’amitié ou qui partagent des idéaux, etc. Quoi qu’il en soit le service Web à disposition des internautes, celui-ci implique, forcément, l’interaction virtuelle entre utilisateurs-créateurs ainsi que l’introduction au vaste monde de l’Internet. 

 

 

Pour amplifier ce dernier, il est pertinent de faire une analyse de cas spécifique pour voir de plus près le fonctionnement de l’opinion publique sur Internet et l’interaction humaine qui se cache derrière l’écran.

Etude de cas : Rue89

« Rue89 est un site d’information et de débat indépendant et participatif. Envoyez-nous vos informations et vos liens préférés. Contactez-nous pour proposer articles, photos et vidéos… »[3]. Voilà la première présentation du site évidente en haut à gauche de la page Web et sous un titre très séduisant : « La Rue est à Vous ! ». Pour approfondir cette présentation, il est indispensable de jeter un œil aux « conditions générales d’utilisation » et toute autre information concernant le site.

 Ses buts, ses fonctionnalités

Ce site lancé le 6 mai 2007 par des anciens journalistes de Libération (journal virtuel français), a comme ambition principale l’invention d’un média qui allie et associe au même temps le journalisme professionnel, la culture de l’Internet et l’intervention des « amateurs-participants». C’est-à-dire que c’est un site Web créé par des journalistes expérimentés qui écrivent la plupart des articles et qui cherchent la réaction du lecteur sur les faits diffusés; en d’autres mots, le débat est fondamental pour les journalistes de Rue89. « Nous rêvons que Rue89 devienne peu à peu le point de référence obligé pour tous ceux qui ne veulent pas se contenter de « consommer » l’information et se passionnent pour la confrontation d’idées »[4]. Pour accomplir ce devoir journalistique de la polémique intelligente et dirigée, les journalistes essayent de dépasser la  vague critique, pour ainsi proposer des possibles solutions publiées dans « Passage à l’acte », faisant de la discussion un sujet intéressant et surtout nourrissant. C’est de cette façon que Rue89 cherche à créer des liens entre les utilisateurs en maintenant « une communauté en ligne ouverte sur l’actualité nationale et internationale […] »[5] et ouverte, bien sûr, à la discussion. Cet espace communicatif géré par des professionnels en Information et Diffusion, défend les principes de la liberté d’expression et ceux de la diversité d’opinion.

Selon les CGU (Conditions Générales d’Utilisation), une des fonction les plus importante du site est celle de mettre en route un nouveau modèle juridique ; c’est-à-dire que l’esprit de liberté et de responsabilité prévalent sur tout autre critère de fonctionnement, ce qui nous emmène à affirmer que l’information choisie pour la publication est de toute confiance, car les experts se réservent le droit de choisir ou de modifier l’information provenant de l’extérieur (provenant des participants non-professionnels) afin de respecter l’intégrité des personnes, l’ordre public et « le droit des tiers »[6].

Les modèles de participation : accès et contribution

L’infrastructure du site est organisé en trois cercles, à savoir : « une rédaction, composé de journalistes expérimentés et de jeunes reporters : elle assure l’organisation du contenu du site et une bonne partie de sa production ; un cercle de spécialistes, de passionnés et de témoins qui apportent leurs regards et leurs lumières sur l’actualité [et, finalement,] le troisième cercle est celui des internautes eux-mêmes, qui participent à la vie de Rue89 par leur commentaires mais aussi en soumettant des articles, des liens vers d’autres sites, des photos et des vidéos. La rue est à vous ! »[7]. Il est évident qu’une hiérarchie se met en place pour un développement adéquat de la participation, sans oublier le vouloir de préserver les droits ainsi que les objectifs initiales de la page Web. Sous le titre de « directeurs », 5 journalistes en font parti, dont Pierre Haski est le président et directeur de la publication. Finalement, une équipe de 12 personnes (photographes, éditeurs, coordinateurs et journalistes) conforme la partie de « rédaction » et peuvent être contactés par e-mail.

La participation externe consiste à des contributions bénévoles -non-payées- des utilisateurs. Ils doivent d’abord s’abonner au site pour, éventuellement, publier des commentaires, des articles, des photos ou d’autre matériel, ainsi que pour pouvoir noter les contenus selon la pertinence de celui-ci et non selon le degré d’accord. L’abonnement est gratuit et de facile accès. La procédure utilisée pour la publication d’information des participants consiste en une sélection faite par l’équipe de Rue89. Les critères à tenir en compte pour cette « filtration » d’information sont en fonction de l’intérêt public, de leur pertinence et de leur qualité[8]. Les articles qui n’ont pas été sélectionnés seront détruits et, logiquement, pas publiés. C’est-à-dire que les journalistes de Rue89 ont la grande responsabilité de bien choisir les articles proposés par les participants, afin de mener sur la bonne route un débat quelconque. Il ne s’agit pas seulement de faire de la polémique, mais aussi de réussir un débat intelligent qui a la fonction d’éduquer, d’une certaine façon, le lecteur. A mon avis, ce point est très important et déterminant pour le futur du journalisme en général, puisqu’il touche directement l’éthique de la profession et le rôle social de celui qui travaille avec l’Information[9]. Je laisserai, pourtant, mes critiques et commentaires pour la fin de cet étude de cas.

Concernant les commentaires faits à d’autres articles déjà publiés, l’équipe du site se charge également de faire un contrôle de contenu ; « Sont éliminés les commentaires que nous considérons comme hors-sujet ou ouvertement promotionnels, insultants ou méprisants, diffamatoires, racistes et antisémites […]»[10]. Voir « Charte de commentaires». Il est précis de noter ici que chaque utilisateur doit, avant de s’inscrire au site, accepter les CGU qui postulent les règles à respecter. Cette exigence est impérative, car la contribution doit être dans les marges juridiques ; c’est-à-dire que tout articles ou commentaires publiés est sous la responsabilité légale de Rue89. C’est ainsi comment l’équipe de ce site demande aux contributeurs des données à caractère personnel afin qu’ils puissent faire « une déclaration ordinaire auprès de la Commission Nationale de l’Information et des Libertés (CNIL) »[11], tout en garantissant la confidentialité de ces données.

Protection des droits

Les droits de propriété intellectuelle de Rue89 sont défendus par la législation en vigueur et les conventions internationales applicables. C’est-à-dire que ce site est protégé et que la reproduction non autorisée « est passible de poursuite pour contrefaçon »[12]. Les utilisateurs bénéficient d’un droit d’usage de tout contenu à condition que celui-ci soit  privé et pas commercial ou exclusif. Concernant les contributions publiées des utilisateurs, elles restent la propriété de l’auteur, ainsi qu’à disposition de Rue89 pour l’exploiter en deux cas particuliers :

«  - La reproduction de votre Contribution en tout ou partie, son intégration et sa communication au public sur le Site, accompagnée ou non d’autres textes et/ou contenus, ainsi que sa communication au public par tous vecteurs ou support de Communications connu on inconnu à ce jour.

- Les droits d’adaptation, pour les besoins de l’exercice des droits visés ci-dessus.
Cette cession est délivrée à titre gratuit, pour le monde entier et pour toute la durée de la protection légale à compter de la date de mise en ligne du contenu sur le site.
Les Contributions sont susceptibles d’être diffusées par Rue89, sur n’importe quelle page du Site.”
[13]

Modèle économique

« Ce site est édité par Rue89, société par actions simplifiée au capital de 123 000 euros, immatriculée au Registre de Commerce et des sociétés de Paris […]. C’est un projet journalistique indépendant, qui ne dépend d’aucun groupe industriel »[14]. C’est pourquoi, ils cherchent à fidéliser une audience qui puisse aider au développement publicitaire. De la même manière, la participation financière de la part des contributeurs est volontaire, et peut avoir lieu avec l’achat de T-shirts, tasses, etc. qui permettrait prévaloir une marge économique. Il est précis de souligner ici que « Rue89 utilise ses moyens pour rémunérer sa rédaction […] et ses pigistes »[15].

 « Murmures » à propos de Rue89

Le site a subi une forte le critique provenant d’un de ses actionnaires le passé 21 février 2008. Apparemment, Michel Levy-Provençal faisait parti du groupe d’amis fondateur de Rue89 et, déçu du déroulement peu éthique et peu objectif du site, il a renoncé le passé 19 février 2008. La première critique repose sur la perte de sens du slogan principal « L’Info à 3 Voix » ; il affirme qu’actuellement le contenu du site ne tient quasi plus en compte les Contributions des utilisateurs, ce qui l’amène à affirmer que Rue89 a perdu son cours « révolutionnaire » pour tomber dans le journalisme courent et « faux ». Il fait comprendre dans son article, -dans sa sentence envers le site!-, que les rédacteurs en chefs sont en train de centraliser la publication. En d’autres termes, les blogs et les articles des journalistes professionnels sont privilégiés pour une éventuelle publication sur les articles ou blogs des contributeurs non-expérimentés. La critique de cet ex-fonctionnaire de Rue89 va jusqu’à affirmer qu’une prise de position politique a été faite et que sa neutralité n’a pas vraiment eu lieu, ce qui met en doute la crédulité de l’information. « Ce projet a trahi ses ambitions, je ne souhaite plus être un associé de Rue89 »[16]. Un autre article du même auteur, apparut le 20 juin 2008, dénonce le site de ne pas citer correctement les sources et de tomber dans une sorte de piratage.

En revanche,  le 27 juin de cette année, NetEco a célébré la réussite du site et annonce leur nouvelle levée de fonds de 1,1 million d’euros qui investiront, selon le président, en un site économique pédagogique nommé « Eco89 »[17]. « Le mensuel de l’université » a publié en avril 2008 une interview avec Pierre Haski, président de Rue89, en lui donnant la possibilité de réaffirmer ses idées et objectifs du site. Il se montre solide dans son argumentation et, malgré les critiques peu encourageantes de son ex-collègue, il maintient ses idéaux initiaux[18].

Critique du service

Rue89 m’était un projet journalistique complètement inconnu. Je retrouve aujourd’hui un service Web qui s’approche davantage à mes fidèles croyances sur le rôle social du journaliste et la responsabilité qu’il doit avoir au moment de gérer l’information et de la transmettre au public. Le journaliste, cet interprète de la réalité, a un devoir qui va beaucoup plus loin que celui d’informer, car si on regarde la société contemporaine, l’opinion publique se crée non seulement à partir d’un contenu quelconque, mais aussi à partir de l’opinion ou critique intelligente du rédacteur qui, forcément, influence le monde. C’est ainsi que le lecteur aura un point de repaire et un critère basé sur des arguments solides pour apporter, dans le futur, son opinion « constructive » dans un milieu public.

A mon avis, le site Internet analysé auparavant est conscient de l’importance du professionnalisme et c’est pour cette raison que l’information des contributeurs passe, tout d’abord, à travers un filtre qui déterminera si le contenu est pertinent. C’est dans cette perspective que Rue89 soutient l’éthique du journalisme, car l’indépendance de publication ne dépend pas d’une grande industrie qui exige de la publicité ou n’importe quelle autre chose qui soit impérative pour le soutien économique. Au contraire, cette indépendance aide à la performance de la profession, puisque les créateurs ont dans leurs propres mains la responsabilité  et le choix de publication. Personnellement, je cois à ce projet et surtout je crois à sa pertinence. Vouloir sauver le journalisme, c’est vouloir sauver l’opinion publique et, par conséquent, la démocratie.

La seule chose que je regrette, c’est que l’information publiée en Rue89 soit uniquement en français, malgré les « links » qu’ils ont avec des journaux latinoaméricains et partout dans le monde.

Projet d’infrastructure : une critique à la technologie 

Si je ferais un projet d’infrastructure pour un site Web, celui-ci se ressemblerait beaucoup à Rue89, parce que c’est une équipe de journalistes professionnels qui cherchent «sauver», à mon avis, une cause ; l’opinion publique. Néanmoins, mon projet doit garder des liens purement humains ; c’est-à-dire qu’un contact « physique » doit avoir lieu entre les journalistes du site et les contributeurs.  Un rendez-vous serait essentiel pour partager les idées et pour éclaircir les doutes sur le contenu d’un article ou d’autre information. Possiblement, ce système prendrait beaucoup plus de temps,  mais je crois que la qualité est plus signifiante que la quantité, et que les relations humaines -le contact, les sens, la voix…- doivent reprendre son importance. Le monde technologique peut être très utile -il l’est, d’ailleurs !- mais il faut faire attention de ne pas tomber dans la dépendance, car il est fort possible d’oublier ce que nous sommes malgré nous : des êtres sensibles. Il est peut-être « odieux » de nous rappeler ici une vérité qu’on oublie à travers le temps et, surtout, à cause de l’obsession pour le « faire, produire, accumuler » ; la technique, selon Jürgen Habermas, a toujours été un projet humain qui cherche ‘faire’ avec les choses et ‘faire’ avec les humains[19]. C’est-à-dire que les révolutions technologiques en général ont un immense pouvoir de manipulation non seulement sur l’objet, mais aussi sur l’homme. On ne sait plus qui s’est qui domine qui ; est-ce que c’est réellement l’homme qui domine la machine ? Est-ce que la machine domine l’homme ?

En effet, la ligne distinctive entre machine-homme est très fine ou peut-être inexistante. La technologie de la l’Internet, par exemple, a logiquement ses avantages, comme le pouvoir de communication par tout dans le monde, entre autres bénéfices pratiques comme faire les choses plus rapidement. Pourtant, ces praticités impliquent une sorte d’inertie : l’homme ne doit plus bouger de leur lieu de travail, puisque tout est à sa disposition dans le monde virtuel, ce qui n’est pas positive depuis le point de vue médical ou simplement humain. Le corps s’atrophie, le plaisir de regarder le ciel ou de sentir l’air -tout simple, tout court- disparaît. Le contact humain est chaque fois plus réduit et regarder les yeux de l’interlocuteur n’est plus indispensable. Je me demande à ce stade si la technologie n’est pas en train d’effacer les liens entre les hommes, plutôt que les rapprocher. Je suis peut-être très romantique ou idéaliste, mais, à mon avis, la perte de sensibilité qui est venue avec l’imposition de la technologie est en train nous aveugler et de nous rendre, justement, des automates.

Finalement, si un jour j’aurai l’idée de construire un projet d’information ou de communication dans la Web, celui-ci doit impérativement respecter l’éthique journalistique et garder, à tout prix, les liens humains.

 Heidi Guzmán

Sources

 

[2] Voir Cavazza Frédéric,  http://www.journaldunet.com/solutions/0601/060105_tribune-sqli-web-20.shtml

[3] Voir site Internet, http://www.rue89.com/

[4] Voir site Internet, http://www.rue89.com/qui-sommes-nous

[5] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[6] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[7] Voir site Internet, http://www.rue89.com/qui-sommes-nous

[8] http://www.rue89.com/les-faq#2.1

[9] Voir Kapuscinski, Ryszard. Los cinco sentidos del periodista (estar, ver, oír, compartir, pensar). México: Fondo de Cultura Económica, 2003. (Pages 1-90)

[10] http://www.rue89.com/les-faq#2.1

[11] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[12] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[13] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[14] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[15] Voir site Internet, http://www.rue89.com/conditions-generales-dutilisation

[16] Voir site Internet http://www.mikiane.com/node/2008/02/21/pourquoi-je-veux-%C3%A0-nouveau-quitter-rue89

[17] Voir site Internet http://www.neteco.com/146088-rue89-levee-fonds.html

[18] http://www.lemensuel.net/Rue89-doit-imposer-une-identite-un.html

[19] Voir Habermas, Jürgen. “Ciencia y técnica como “ideología”. Dans Ciencia y técnica como“ideología”. Madrid: Tecnos, 1997. (Pages 53-108 )

« The machine is Us/ing Us »

Apparemment, “la machine” n’est pas en train de nous utiliser ou de nous manipuler. Au contraire, elle reflet ce que nous sommes… « it’s US ». Ce dernier est le message que l’auteur de la vidéo veut argumenter et soutenir à partir des images, d’exemples et de quelques renseignements signifiants. Tout d’abord, il démontre comment le texte digital est différent et pratique par rapport au manuel. Le texte virtuel permet de structurer une série d’information et une liste d’Items, entre autres, sans laisser une trace sur le papier et sans l’éparpiller. C’est pourquoi, « digital text can do better; […] Form and content can be separated ». Ensuite, la Web et la “machine” ont la caractéristique de déterminer le contenu; le classer à l’aide des tags, par exemple, le rendre accessible ou privé à travers les blogs et le rendre « communautaire » ; c’est-à-dire que la Web crée des liens de collaboration entre les utilisateurs non seulement locaux, mais aussi dans le monde entier. C’est ainsi qu’il est possible affirmer que « We are the Web », d’autant plus et sans oublier que 100 billions de fois par jour un humain « click » sur une page Web. Finalement, l’humain utilise la « machine » selon ses goûts et la modifie selon ses besoins. En d’autres mots, les utilisateurs de la Web instruisent la machine, ce qui veut dire, enfin, que nous ne sommes pas une proie des révolutions technologiques, mais le reflet de nous-mêmes ; la machine est le résultat de la mentalité contemporaine.

 

Heidi Guzmán

“c’est quoi un blog?”

Un des projets humains par excellence, qui a été depuis le début de nos sociétés jusqu’ à maintenant perfectionné, a été le développement de la technologie et, dans notre « ère informatique », celui de la communication massive et virtuelle. A ce propos, la mise en disposition des différents outils de communication virtuelle a été faite très rapidement et de facile accès. Un exemple est celui du « blog » qui joue un nouveau rôle tout à fait contemporain dans une société « d’actualités » et de « bombardement informatique ». Le blog pourrait se définir par une série de caractéristiques précises : espace virtuel personnalisé -privé ou public-, possibilité de publier de l’information et de la diffuser, et, entre autres, d’échanger des idées ou commentaires ainsi que des nouvelles informations avec d’autres utilisateurs. On pourrait donc conclure que le blog est un outil -un dispositif technologique- virtuel qui sert à la communication et à l’échange d’information dans un format personnalisé.